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Pour un nouveau parti de gauche sans concession avec la droite |
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Vous trouverez ci joint notre déclaration annonçant notre décision de quitter le Parti socialiste pour participer à la démarche engagée par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez de construire un nouveau Parti de Gauche. Alexis Corbière, Conseiller de Paris, Premier adjoint à la Maire du 12e alexis.corbiè
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Danielle Simonnet, Conseillère de Paris du 20e arrondissement
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Marc Dolez : «Je n'ai rien de commun avec Royal» |
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Marc Dolez, député du Nord, ancien conseiller municipal de Douai et premier secrétaire de la fédération du Nord de 1997 à 2005, vient d'annoncer son départ du parti socialiste, parce que «je veux rester pleinement socialiste», note-t-il. Il va créer un nouveau parti, «résolument à gauche», avec le sénateur de l'Essonne, Jean-Luc Mélenchon. Il explique sa position. <http://www.libelille.fr/saberan/2008/11/marc-dolez-je-n.html>
Pourquoi avez-vous décidé de quitter le PS ? Avec beaucoup de mes camarades, j'estimais que le congrès de Reims était le congrès de la dernière chance. Mais la chance n'est pas saisie, les résultats de ce matin ne me laissent aucun doute : la ligne actuelle du parti ne va pas changer, elle va même être confortée, voire aggravée, puisque Ségolène Royal préconise l'alliance avec le centre. Le congrès de Reims aurait dû être celui où on tire les leçons de la défaite à la présidentielle pour les trois ans à venir. Nous avons perdu pour deux raisons fortes : Ségolène Royal n'a pas porté la question sociale, et entre les deux tours, elle veut offrir Matignon à Bayrou. Et là, que voyons-nous ? 80% des militants votent pour la reconduction de la ligne, et c'est Royal qui arrive en tête. Je n'ai rien de commun avec elle, j'en tire les conclusions. C'est cela, la responsabilité politique ! |
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Par Romain Mathieu, ancien militant du Parti socialiste et du mouvement des jeunes socialistes Les adhérents du Parti socialiste ont voté ce jeudi 6 novembre. Ils ont porté leur suffrage, pour près de 30% d’entre eux, sur la motion menée par Ségolène Royal et Gérard Collomb. De plus, les motions issues de la majorité du Congrès du Mans en 2005, totalisent ensemble près de 80% des suffrages, contre seulement 53% lors du dernier congrès. L’aile gauche du Parti socialiste, rassemblée autour de Benoît Hamon, ne fait plus qu’aux alentours de 19%. C’est un bon score, mais ne permettant plus de peser sur la ligne idéologique du parti. C’est une réalité. Il faut en tirer toutes les conséquences. Car on ne peut pas expliquer l’existence de deux lignes antagonistes dans le parti socialiste, en demandant un choix clair et explicite, sans en tirer les leçons. |
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Communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez Ca suffit comme ça ! Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal l’emporte avec sa proposition d’alliance au centre. Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l’ont emporté alors qu’elles conduisent partout à l’échec. Elles avalisent l’Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l’abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Ce résultat est sans ambiguïté. Le score respectable de la gauche du parti n’y change rien malheureusement. Pour nous, ça suffit comme ça ! Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera l’orientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes. Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. Non ! Pour nous, ça suffit comme ça ! Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d’une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l’initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d’action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l’écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l’a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d’engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d’un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d’un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu’une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l’avant. Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l’Essonne Marc Dolez, député du Nord Vous pouvez soutenir cette démarche en signant un appel mis en ligne sur le site www.casuffitcommeca.fr |
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